Étude de la langue · règle
Les relations au sein de la phrase complexe
Point du programme : « Les relations au sein de la phrase complexe : une phrase qui contient plusieurs verbes conjugués (Le chat dort quand la nuit tombe.). ». Travaillé dès la seconde et approfondi en première, il consolide l'analyse vue au collège et y ajoute l'étude du sens : pourquoi l'auteur a-t-il choisi de relier ces proposition : un morceau de phrase construit autour d'UN verbe conjugué (Il dort / quand la nuit tombe : deux propositions). de cette façon-là ?
1Trois rapports entre propositions
On compte les propositions en comptant les verbe : le mot qui dit ce qu'on fait ou ce qui se passe ; c'est lui qui change de forme selon le temps et la personne (il mange, nous mangions). conjugués. La juxtaposition place les propositions côte à côte, séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points. La coordination les relie par une conjonction de coordination : le mot qui relie deux éléments de même importance (mais, ou, et, or, ni, car).La fiche complète › : mais, ou, et, or, ni, car. La subordination fait dépendre une proposition d'une autre grâce à une conjonction de subordination : le mot qui accroche une phrase à une autre en la rendant dépendante (que, quand, si, parce que, bien que).La fiche complète ›, un pronom relatif : le mot qui accroche une explication au nom qui vient d'être dit : qui, que, dont, où (le livre QUE j'ai lu). ou un mot interrogatif.
- Il pleut ; nous restons à la maison. (juxtaposition)
- Il pleut, mais nous sortons quand même. (coordination)
- Nous restons à la maison parce qu'il pleut. (subordination)
2Principale, indépendante, subordonnée
Une proposition indépendante ne dépend d'aucune autre. Une proposition principale en commande une autre. Une subordonnée complète la principale : elle peut être complétive (complément d'objet), relative (elle complète un nom : le mot qui désigne une personne, un animal, une chose ou une idée (une sœur, un chat, une table, la liberté).) ou circonstancielle (elle équivaut à un complément circonstanciel : le groupe de mots qui dit où, quand ou comment se passe l'action ; on peut le déplacer ou l'enlever (il dort DANS SA CHAMBRE).).
- Je sais que tu as menti. (complétive, complément d'objet de « sais »)
- Le livre que Meriem a emprunté est épuisé. (relative)
- Quand la pluie cessa, nous sortîmes. (circonstancielle)
3Le sens des rapports
Une même idée peut se dire de plusieurs façons : la juxtaposition laisse le lecteur deviner le lien (cause, conséquence, opposition) ; la coordination le nomme (car pour la cause, mais pour l'opposition), tout comme un adverbe : un mot invariable qui précise un verbe, un adjectif ou une phrase entière (bien, très, plutôt…).La fiche complète › de liaison : la consonne muette qu'on prononce parce que le mot suivant commence par une voyelle (les_amis se dit « lé-zami »). (donc pour la conséquence, pourtant pour la concession) ; la subordination le nomme et hiérarchise les informations. Passer de l'une à l'autre change l'ordre des idées et l'insistance.
- Il n'a pas répondu ; il dormait. (la cause est sous-entendue)
- Il est sorti parce qu'il faisait beau. / Il faisait beau, donc il est sorti. (même fait, ordre inversé)
- Il est riche, pourtant il vit simplement. (opposition)
⚠Une proposition coordonnée n'est pas une subordonnée : « car » est une conjonction : un mot qui relie deux mots, deux groupes ou deux phrases (et, ou, mais, si, quand…).La fiche complète › de coordination, alors que « parce que » et « puisque » sont des conjonctions de subordination. Et « donc » n'est pas une conjonction : la terminologie grammaticale officielle le classe parmi les adverbes, comme « pourtant » (on peut dire « Tu pars, donc. », impossible avec « car »).
Les mots de cette fiche, expliqués
- phrase complexeune phrase qui contient plusieurs verbes conjugués (Le chat dort quand la nuit tombe.).
- propositionun morceau de phrase construit autour d'UN verbe conjugué (Il dort / quand la nuit tombe : deux propositions).
- conjonction de subordinationle mot qui accroche une phrase à une autre en la rendant dépendante (que, quand, si, parce que, bien que).
- conjonction de coordinationle mot qui relie deux éléments de même importance (mais, ou, et, or, ni, car).
- pronom relatifle mot qui accroche une explication au nom qui vient d'être dit : qui, que, dont, où (le livre QUE j'ai lu).
- verbele mot qui dit ce qu'on fait ou ce qui se passe ; c'est lui qui change de forme selon le temps et la personne (il mange, nous mangions).
- complément circonstancielle groupe de mots qui dit où, quand ou comment se passe l'action ; on peut le déplacer ou l'enlever (il dort DANS SA CHAMBRE).
- nomle mot qui désigne une personne, un animal, une chose ou une idée (une sœur, un chat, une table, la liberté).
- adverbeun mot invariable qui précise un verbe, un adjectif ou une phrase entière (bien, très, plutôt…).
- liaisonla consonne muette qu'on prononce parce que le mot suivant commence par une voyelle (les_amis se dit « lé-zami »).
- conjonctionun mot qui relie deux mots, deux groupes ou deux phrases (et, ou, mais, si, quand…).
La règle est lue ? Maintenant elle s'ancre en la pratiquant.
Les règles qu'on confond avec celle-ci
Même notion, même classe : ce sont celles qui se ressemblent, donc celles qu'on mélange. Les voir côte à côte est le meilleur moyen de ne plus les confondre.
Vous préparez un titre de séjour ou la naturalisation ? TCF & Naturalisation — titre de séjour, naturalisation, TCF IRN.
Signaler une erreur
Aidez-nous à corriger la plateforme
Une faute de français, une explication fausse ou mal tournée dans votre langue, un mot qui sonne faux ? Dites-le-nous : on corrige et on republie. Vous n'avez rien à donner — l'adresse email n'est utile que si vous voulez une réponse.