Étude de la langue · règle
La cause et la conséquence
À l'examen, la cause et la conséquence font partie des six subordonnées circonstancielles attendues. Il faut savoir reconnaître le connecteur : le mot qui montre le lien entre deux idées (d'abord, ensuite, mais, donc, enfin). dans un texte support, et savoir en employer un correctement dans une phrase à transformer ou à compléter.
1La subordonnée de cause
Parce que, car, comme, puisque, étant donné que introduisent la raison d'un fait. « Comme » se place en tête de phrase ; « puisque » présente la cause comme déjà connue de l'interlocuteur.
- Il n'est pas venu au rendez-vous parce qu'il avait manqué le dernier bus.
- Comme la nuit tombait vite, les pêcheurs rentrèrent plus tôt que d'habitude.
- Puisque tu connais déjà la fin de l'histoire, raconte-la-moi.
2La subordonnée de conséquence
Donc, si bien que, de sorte que, si/tellement... que introduisent le résultat d'un fait. « Si... que » et « tellement... que » encadrent un adjectif : le mot qui dit comment est la personne ou la chose dont on parle ; il s'accorde avec le nom (une grande maison, des murs blancs). ou un adverbe : un mot invariable qui précise un verbe, un adjectif ou une phrase entière (bien, très, plutôt…).La fiche complète ›.
- Le sentier était si étroit qu'il fallait avancer un pied devant l'autre.
- Elle avait tellement couru qu'elle ne pouvait plus parler.
- Le vent soufflait fort, si bien que la barque dériva vers la crique.
3Distinguer cause et conséquence dans une même phrase
Un même fait peut s'exprimer comme cause (il pleuvait, donc...) ou comme conséquence (... parce qu'il pleuvait). Le test : remplacer le connecteur par « car » doit garder le sens si c'est une cause ; par « donc », si c'est une conséquence.
- Il pleuvait, donc la sortie fut annulée. (conséquence : on peut dire « par conséquent »)
- La sortie fut annulée parce qu'il pleuvait. (cause : on peut dire « car il pleuvait »)
⚠« Si bien que » exprime une conséquence, pas une condition : ne pas le confondre avec le « si » de l'hypothèse (fiche « L'hypothèse avec si »), qui, lui, n'est jamais suivi de « bien que » et ne prend jamais le conditionnel : la forme du verbe pour ce qui n'est pas sûr ou dépend d'une condition (je PARTIRAIS si j'avais le temps). dans sa propre proposition : un morceau de phrase construit autour d'UN verbe conjugué (Il dort / quand la nuit tombe : deux propositions)..
Les mots de cette fiche, expliqués
- connecteurle mot qui montre le lien entre deux idées (d'abord, ensuite, mais, donc, enfin).
- adjectifle mot qui dit comment est la personne ou la chose dont on parle ; il s'accorde avec le nom (une grande maison, des murs blancs).
- adverbeun mot invariable qui précise un verbe, un adjectif ou une phrase entière (bien, très, plutôt…).
- conditionnella forme du verbe pour ce qui n'est pas sûr ou dépend d'une condition (je PARTIRAIS si j'avais le temps).
- propositionun morceau de phrase construit autour d'UN verbe conjugué (Il dort / quand la nuit tombe : deux propositions).
La règle est lue ? Maintenant elle s'ancre en la pratiquant.
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